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Arrêtez d’être multitâche

Salut les Doers et les Makers, chaque jour, je lutte pour repasser en mode monotâche les flux sans fin qui tentent de me distraire et m’incitent à travailler en multitâche.

Daniel J. Levitin, un neuroscientifique, dans son livre The organized Mind
confirme que nos cerveaux ne sont pas bien câblés pour exécuter plusieurs tâches à la fois… Quand les gens pensent qu’ils sont multitâches, ils ne font le plus souvent que passer d’une tâche à l’autre très rapidement. Et chaque fois qu’ils le font, il y a un coût cognitif.

Le multitâche développe de mauvaises habitudes, jusqu’à l’addiction neuronale. Lorsque nous terminons une tâche minuscule (envoyer un e-mail, répondre à un texto, poster un tweet), c’est comme avaler une cuillerée de dopamine, notre hormone de la récompense. Nos cerveaux aiment la dopamine. Mais cela crée une boucle de rétroaction dangereuse qui nous laisse l’impression d’accomplir une tonne de choses, au dépend du traitement d’actions qui demande plus de réflexion critique.

Une étude menée par l’Université de Londres a montré que les sujets qui ont effectué des tâches cognitives en multitâche ont connu des chutes significatives de QI, comparables à celles que vous constatez chez les personnes qui ont sauté une nuit de sommeil ou qui fument de la marijuana. Il a été également constaté que le multitâche augmente la production de cortisol, l’hormone du stress. Avoir notre cerveau constamment en charge nous stresse et nous fatigue, nous laissant le sentiment d’être mentalement épuisé.

Quel est le plus grand instigateur du chaos multitâche ? Nos notifications et nos boites mail. Le QI pendant le multitâche peut chuter jusqu’à 15 points et vous transformer en équivalent cognitif d’un enfant de 8 ans. Le dommage peut être permanent. Des IRM ont montré que les sujets qui pratiquent le plus souvent le multitâche ont une moindre densité de leur cerveau dans la zone du cortex responsable de l’empathie et de la maîtrise des émotions.
Inquiétant non ?

Trois idées (peut-être) contre-intuitives pour améliorer notre productivité personnelle :

  • S’efforcer de faire une chose après l’autre : notre cerveau n’est pas un ordinateur. Il n’est pas fait pour être multitâche.
  • Chercher à consommer le moins d’énergie possible pour chaque tâche. Comme en médecine où l’on recherche l’efficacité d’un médicament dans sa dose minimale (en anglais cela se dit « MED » pour Minimum Effective Dose )
  • Permettre à son cerveau de « glander » : faire des pauses le rend plus efficace

C’est pourquoi la première règle de collaboration du Parcours des Idées (PdI) est le travail en fractionné (Pomodoro) : au cours des 4 heures que durent un atelier, les participants vont pratiquer un travail collaboratif par séquences de 25 minutes entrecoupées de pauses de 5 minutes.

 

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