Salut les Doers et les Makers, résistez-vous à la guimauve ?
Walter Mischel, professeur de psychologie à l’université Columbia – New York est l’auteur du Test du marshmallow (encore appelé expérience de la guimauve), une étude et une réflexion sur les ressorts de la volonté.
Il a conçu ce test au début des années 1960 et a ensuite décortiqué les comportements de centaines d’individus jusqu’à l’âge adulte.
Bref résumé pour ceux qui ne connaissent pas ce test. Dans une grande pièce de jeu, Walter invite des écoliers de 3 à 4 ans à prendre une décision cornélienne : dès qu’il aura quitté la pièce, ils pourront immédiatement déguster le marshmallow qu’il leur propose ou patienter 15 minutes en attendant son retour pour en obtenir un deuxième.
Généralement, un tiers des enfants parvient à attendre.
Selon son étude, les enfants qui ont réussi à patienter devant le marshmallow sont ceux qui à l’âge adulte réussissent le mieux dans la vie. Ils ont été suivis ados, à la trentaine, à la quarantaine.
Les enfants qui n’ont pas cédé sont plus diplômés, plus minces, ont moins souvent touché à la drogue…
Walter Mischel a aussi noté les différentes tactiques que les enfants ont inventées pour patienter et étudié leurs profils psychologiques, sociologiques et génétiques. Il a pu ainsi mesurer l’influence du comportement des parents, de l’éducation sur la volonté.
Selon Mischel, la maîtrise de soi et la patience sont deux vertus qui s’apprennent dès le plus jeune âge. Il a également décortiqué à travers des exemples concrets, comment les processus mentaux froids – analyse des conséquences de la décision du report – l’emportent ou pas sur les processus mentaux chauds – décision de manger le marshmallow -.
La maîtrise de soi, l’autodiscipline, la persévérance et l’empathie sont des compétences essentielles à développer chez l’enfant afin de favoriser sa réussite sociale.
Ce test met en avant notre capacité à décider face à des tentations fortes, à nos pulsions. Ce sont ces mêmes processus qui guident nos choix et nos décisions dans la vie : boire un dernier verre, conduire trop vite, un achat impulsif…
J’ai souvent évoqué le sujet de l’importance de l’intelligence émotionnelle (QE) qui est la capacité à percevoir, comprendre et gérer ses émotions, afin de prendre des décisions optimales. La manière dont nous les utilisons détermine le déroulement de notre vie.
Quel est l’impact de ces processus mentaux sur notre façon de conduire le changement, que ce soit pour innover ou résoudre des problèmes ?
Car notre capacité à transformer nos prises de décisions en moments forts d’intelligence collective bien préparés, de travailler en équipes performantes, dépend sans doute tout autant de notre QE que de notre QI.
